Bio ou local : lequel est plus important ?

Lorsque je vais à l'épicerie et que je suis contraint de choisir entre un aliment bio produit à l'étranger ou le même aliment, produit localement mais pas bio : '''Lequel devrais-je choisir ?''' J'aimerais avoir vos idées là-dessus. Oscar ----- Pour ma part, je préfère encourager les produits locaux que ceux bio qui viennent de l'extérieur ou compenser par un produit bio similaire qui vient d'ici. Il y a beaucoup de petits producteurs/agriculteurs qui ne sont pas certifié mais qui sont tout de même consciencieux et qui n'utilisent pas de produits chimiques/pesticides. C'est anti-écologique de s'acharner à manger bio, de faire venir d'ailleurs juste pour être certain, d'avoir la certification. Il s'agit de poser les questions aux commerçants pour savoir d'ou vient tel ou tel aliment. De toute façon plus ça vient de loin, moins il y a de fraîcheur. C'est à chacun ses choix, moi-même je consomme encore des produits étrangers... mais j'essaie de + en + d'acheter avant tout du local... Revenir en haut Aller en bas Voir le profil de l'utilisateur Marie-Andrée ----- C'est une discussion essentielle à avoir. D'abord, la première raison que la plupart des gens donnent pour choisir les aliments bio c'est, en général, la santé... mais au sens personnel, "ma" santé. La distance, l'emballage, le type d'exploitation, le lieu d'achat... souvent importent peu. D'une manière, on est habitués comme ça en ville de nos jours. Et... Effectivement, avec des taux de pesticides résiduels dans les fruits et légumes vendus au Canada qui ont plus que doublé entre 1994 et 1999 (Source: Équiterre, citant le Globe and mail, du 24 mai 1999). Avec les animaux nourris de manière industrielle, qui en plus de leurs troubles de santé reliés et "nécessitant" nombre d'antibiotiques, sont nourris d'hormones de croissance, de farines animales, de céréales génétiquement modifiées, arrosées de pesticides, etc. Les raisons de manquent pas pour motiver la transition aux aliments bio. Quand c'est local en plus (voir ci-dessous: 10 bonnes raisons de manger bio et local) et qu'on l'achète au petit épicier du coin, là on peut trouver qu'on est en train de changer le monde. Si on accepte le capitalisme vert ou qu'on croit à la consommation responsable mais ça c'est un autre débat. Par ailleurs, quand on a accès, proche de chez nous aux aliments locaux et bio c'est plus simple (à Verdun, l'épicerie natuelle la plus proche vous savez où elle est ? A part le marché Atwater en saison et la Frigo Vert à Concordia que les gens du quartier ont peu la chance de connaître, je n'en ai pas trouvé ici ni dans les cinq quartiers environnants!) Pas de voiture, donc sans aller chez le producteur directement et sans paniers bio (ça aussi proche de chez nous... et abordable?) mais avec de la recherche et du temps... Je prends part à un jardin collectif, un groupe d'achat, etc. Dans les lectures récentes sur la question, je conseille: Norberg-Hodge, H. et al. "L'étiquette 'biologique' est-elle suffisante?", dans Manger local, Écosociété, 2005, p.56-60. extrait: " (...) le marché des aliments biologiques a été pris d'assaut par d'immenses entreprises misant sur la monoculture industrielle (...) le bilan n'est guère plus reluisant: perte rapide de la biodiversité..." Letarte, Martine. "Bio pour les riches, restants pour les pauvre", L'itinéraire, numéro 128, avril 2005 Le projet auquel participe ce forum a pour objectif de voir comment répondre justement à ce dilemme: quand et comment trouver des aliments sains, abordables et locaux... à l'année longue, d'une façon que ce soit accessible à tous, bénéfique pour la communauté, en cohérence avec les écosystèmes... Tant qu'à y être, vous pouvez poursuivre avec (et que le débat continue !): 10 BONNES RAISONS DE MANGER BIO ET LOCAL* L’environnement ! 1. L’agriculture bio est bénéfique pour la biodiversité Une étude du Britain Soil Association révèle qu’il y a significativement plus de plantes sauvages et d’oiseaux sur les fermes bio que sur les fermes conventionnelles. D’autres ont montré une plus grande richesse en insectes et arthropodes divers, amenant un meilleur équilibre écologique. 2. L’agriculture biologique protège les sols et l’eau Les pratiques de l’agriculture bio reposent sur la santé et la vitalité des sols. La rotation des cultures et les engrais verts sont des exemples de pratiques biologiques qui améliorent la fertilité, la structure, la circulation de l’eau et la vie microbienne dans la terre. De plus, l’absence d’usage de pesticides, de lisiers, et l’encouragement de maintenir une couverture végétale maximale sur les parcelles cultivées, font que la pollution des eaux de rivières est évitée. 3. Les produits locaux sont souvent moins emballés Plus le rapport est direct entre les agriculteurs et les consommateurs, moins les aliments nécessitent d’être transformés ou emballés. Ceci a pour effet de réduire les quantités de déchets empilés dans les sites d’enfouissement. 4. L’agriculture biologique et locale est moins polluante et moins énergivore Une agriculture qui utilise moins d’intrants chimiques et qui produit pour la consommation locale (régionale), réduit significativement la quantité de pétrole consommée pour produire et transporter la nourriture, contribuant ainsi à réduire l’émission de gaz à effet de serre. Une étude menée en Suisse démontrait que la consommation de fertilisant et d’énergie est d’environ 40 % moindre en bio qu’en conventionnel . 5. En agriculture biologique, les pesticides chimiques sont interdits De plus en plus d’études démontrent les impacts négatifs des pesticides sur la santé, les enfants y étant les plus vulnérables. Les produits bio sont un moyen d’ éviter les résidus de pesticides. De plus, la santé des agriculteurs bio est moins à risque parce qu’ils ne sont pas exposés, dans leur travail, à des produits dangereux. Une statistique intéressante : aux États-Unis, la quantité d’insecticides utilisés est passée de 15 à 125 millions de livres depuis 1950, ce qui n’a pas empêché les pertes dues aux insectes d’augmenter durant cette période. La santé ! 6. Les produits bio sont souvent plus nutritifs Des études démontrent que certains aliments bio contiennent plus d’éléments nutritifs que les produits conventionnels. Virginia Worthington, de l'Université John Hopkins au Maryland a dénoté que par exemple, les épinards bio ont 52 % de plus de vitamines C que les épinards conventionnels. 7. Les produits bio sont exempts d’organismes génétiquement modifiés (OGM) Les organismes génétiquement modifiés sont des plantes (ou autres espèces) dont on a modifié la séquence génétique pour y introduire les gènes provenant d’un organisme d’une toute autre espèce. Les semences ainsi modifiées sont dites «transgéniques». Leur utilisation est interdite en régie bio. L’absence d’études indépendantes à long terme sur la santé laisse planer un doute. Les produits bio sont une façon d’éviter les OGM dans notre alimentation. 8. La viande bio ne contient pas d’antibiotiques ni d’hormones de croissance La collectivité médicale au Canada reconnaît que les plus sérieux problèmes de résistance antimicrobienne chez les humains sont attribuables à l’utilisation excessive d’antimicrobiens dans les remèdes administrables aux humains et dans les médicaments employés dans la production de nourriture destinée aux animaux. Les animaux en régie bio ne sont alimentés qu’en aliments biologiques sans suppléments d’antibiotiques ni de régulateurs de croissance. L’économie locale ! 9. L’agriculture biologique et locale supporte l’économie régionale En achetant des produits qui proviennent de régions avoisinantes, les sommes sont dépensées au Québec ce qui supporte la création d’emploi et fait rouler l’économie d’une région. Ces fermes contribuent aussi à favoriser l’occupation du territoire par l’activité agricole et à sauvegarder de la zone verte dans des secteurs où les pressions sont fortes en faveur du développement résidentiel. Le goût ! 10. Certains aliments bio et locaux ont une qualité gustative qui se distingue de leurs homologues issus de l’agriculture conventionnelle Parce que leur croissance se fait « à leur rythme » (sans engrais de synthèse), les aliments bio ont acquis tous les éléments nutritifs du sol à la vitesse qui leur est propre, ce qui leur donne de bonnes chances d’être très goûteux. Souvent, les produits bio et locaux sont récoltés la journée même de la livraison ou la veille. Ceci assure un maximum de goût car les fruits et les légumes sont récoltés à maturité. *Ce texte est une gracieuseté de: Équiterre trouvé sur: http://www.verger-biologique.com/ Michael ----- La question du bio ou local est très pertinente, et la réponse pas facile ! Voici les premiers points qui me viennent en tête. Privilégier l'achat local d'abord (ce qui a pour conséquence de suivre la saison des légumes et fruits). Tendre vers l'achat biologique ensuite (et donc local) quand l'offre est présente. Il est difficile de savoir la manière dont sont cultivés les produits non certifiés. À qui poser la question ? - Au commis d'un supermarché : essayer donc pour voir et donnez m'en des nouvelles ... - Au vendeur dans un marché : j'ai déjà demandé à un producteur de fines herbes du Marché Jean-Talon si ces produits étaient biologiques et sa réponse fut : "c'est quoi ça biologique ?". Quand on est en ville, on n'a pas de contact direct avec l'agriculteur (à moins qu'on fasse partie de l'Agriculture soutenue par la communauté). Nous devons donc demander de l'information, généralement, à un intermédiaire, qui ne peut pas forcément nous aider à savoir. De plus, nous n'avons pas tous des connaissances pointues en agriculture alors il est devient difficile de savoir quelles questions posées et comment interpréter les réponses. C'est donc là où, à mon avis, la certification a un sens : permettre de savoir si un produit a été cultivé dans le respect de la nature. Arthur ----- Quand on pose des questions à savoir si c'est bio ou non: -s'il ne sait pas c'est quoi ça bio, tu lui demandes quels produits il utilise pour les insectes et les "mauvaises" herbes -en ce qui concerne les supermarchés, moi j'ai eu des réponses très concluantes en allant chez Maxi & Cie: bien entendu ils priviligient la demande de la clientèle en 1er lieu produits importés (si tu habites dans un quartier surtout multiethniques), 2e lieu et surtout les produits les moins chers et en grande quantité, donc des contrats avec des grosses compagnies qui peuvent fournir une vaste clientèle et non des petits producteurs locaux qui ne peuvent fournir. Ils ne veulent pas avoir plusieurs contrats avec plusieurs producteurs, c'est trop de trouble. Donc le bio et le local viennent en dernier lieu. Ce sont surtout des marchés de perte pour eux. Leur but c'est de faire de l'argent et d'attirer la clientèle. Si la clientèle demandait local et bio ce le serait. Mais ce n'est pas le cas. À nous d'encourager soit le local et/ou le bio, qu'importe ou on l'achète: l'important c'est d'encourager les producteurs et ne penser qu'à eux et non à la chaîne d'alimentation. C'est préférable d'encourager sans intermédiaire et non les grandes entreprises, mais faisons notre possible! Marie-Andrée ----- Marie-Andrée a écrit: ''Quand on pose des questions à savoir si c'est bio ou non: -s'il ne sait pas c'est quoi ça bio, tu lui demandes quels produits il utilise pour les insectes et les "mauvaises" herbes'' Sans vouloir rentrer dans un débat sur les méthodes biologiques, la question a posé à l'agriculteur me semble plus complexe. - Il existe des produits naturels pour combattre insectes et autres mauvaises herbes. - Certains élevages demandent d'avoir accès à l'extérieur durant une partie de l'année. - La nourriture a aussi une influence (farine ou grains, etc.). Ce que je voulais soulever comme point, c'est que le monde de l'agriculture est un mode complexe. Un consommateur lambda (celui qui ne cherche pas forcément à comprendre les méandres de ce genre de cultures) n'ira pas chercher tous ces détails. Qui est déjà passé à travers le cahier des charges des différentes certifications biologiques (ça aussi ça pourrait faire l'objet de toute une discussion, les différentes certifications, celles québécoises et celles non québécoises ...) ? Par conséquent, on doit parfois se fier sur la bonne foi du producteur. D'où ma remarque précédente : la certification permet au consommateur non averti d'acheter en tout conscience et confiance ... Marie-Andrée a écrit: ''Donc le bio et le local viennent en dernier lieu. Ce sont surtout des marchés de perte pour eux. Leur but c'est de faire de l'argent et d'attirer la clientèle. Si la clientèle demandait local et bio ce le serait. Mais ce n'est pas le cas.'' Question ouverte : n'est-ce pas le but de toute entreprise (supermarchés, petites épiceries, magasins bio, voire fermes) de rentrer dans leur argent et faire un peu d'argent ? Ce n'est pas une affirmation, mais bien une question lancée ... Arthur ----- C'est certain que les questions posées aux producteurs doivent être plus élaborées, tu donnes de bons exemples, merci... Les entreprises à but lucratif veulent nécessairement faire un minimum de profits...on peut donc se tourner davantage vers celles à but non-lucratif, les coopératives, qui veulent être un peu plus équitable envers les clients. Je laisse alors ta question à d'autres opinions... Marie-Andrée ----- Notre camarade Arthur demande: Citation: ''Question ouverte : n'est-ce pas le but de toute entreprise (supermarchés, petites épiceries, magasins bio, voire fermes) de rentrer dans leur argent et faire un peu d'argent ?'' Comme élément de réponse à cette question, j'aimerais apporter une nuance. Il y a rentabilité, et il y a profit. Oui, toute entreprise cherche à rentrer dans son argent, à être rentable. Dans le cas contraire, ce serait une dépense absurde d'argent, de temps et d'énergie... la faillite, quoi ! On ne crée pas une entreprise pour y voir s'engouffrer notre argent, à moins d'être un milliardaire excentrique. On crée une entreprise pour pouvoir en vivre, que l'on soit capitaliste ou entrepreneur social. Cependant, ce qui distingue l'entrepreneur social du capitaliste, c'est que le premier cherche à participer d'une façon positive à la production de la vie matérielle et/ou culturelle de sa communauté, alors que le second ne s'intéresse qu'à la production de plus-value, en un mot : de profit. Et cela, le plus souvent en reproduisant un mode de production qui appauvrit les liens sociaux et écologiques. Oscar ----- Oscar a écrit: ''Cependant, ce qui distingue l'entrepreneur social du capitaliste, c'est que le premier cherche à participer d'une façon positive à la production de la vie matérielle et/ou culturelle de sa communauté, alors que le second ne s'intéresse qu'à la production de plus-value, en un mot : de profit. Et cela, le plus souvent en reproduisant un mode de production qui appauvrit les liens sociaux et écologiques.'' Merci Oscar pour ton apport d'informations. J'ai l'impression que le problème, c'est qu'en ville, on est souvent obligé de faire face à un intermédiaire : supermarchés, magasins d'alimentation naturelle, épiceries. Il me semble que ces distributeurs de produits se situent le plus souvent dans la catégorie "capitaliste" que "entrepreneur social". Mais je peux me tromper. Si vous avez des contre-exemples, je suis preneur ! Les seules alternatives que je vois sont : l'ASC, les jardins collectifs, les groupes d'achat, les marchés et les coopératives. Mais y a-t-il un marché dans chaque quartier ? L'ASC est-elle vraiment abordable pour touTEs ? Avons-nous le temps nécessaire pour s'occuper d'un jardin et avons-nous une place disponible dans un de ces jardins proches de chez-nous ? Arthur ----- À la question: Citation: ''y a-t-il un marché dans chaque quartier ?'' J'ai trouvé ce matin, Sur les marchés publics par quartier: liste, coordonnées... http://jepermaculture.forumactif.com/viewtopic.forum?p=116#116 Quant à savoir: Citation: ''ce qui distingue l'entrepreneur social du capitaliste'' L'énoncé de mission d'un commerce peut donner une idée. Voir par exemple entre cette coop (1), cette petite entreprise(2) et cette grosse corporation (3): (1) Le Frigo Vert, "a student owned and run food non-profit co-operative at Concordia University. It sells local produce and other socially and environmentally responsible products. Le Frigo Vert also has a resource centre that aims to provide information to the community on health and food issues." (2) http://www.alimentsmerci.com/philosophie.shtml (3) http://www.loblaw.com/fr/apercu_profil.html (cette dernière qui mentionne explicitement comme but le profit avant de parler d'alimentation) À savoir comment ils se comportent réellement, des questions de structure peuvent aider (qui dirige? est-ce hiérarchique? par démocratie? incluant: travailleur-euses, client-e-s, communauté,...?) Quelles épiceries se distinguent sur ces aspects ? (À Montréal ou autres modèles ailleurs que l'on connaît) Michael ----- Attention ! L'énoncé de mission d'une entreprise n'est souvent que de la fausse représentation ! Je pense aux marchés TAU. Le premier article de leurs "10 commandements" affirme : "L'importance de laisser aux générations futures un environnement sain". Ceci, bien sûr, n'est qu'un coup de marketing. Ils savent que ce genre d'affirmation chatouille l'oreille des gens de la classe moyenne qui possèdent une certaine richesse et qui sont prêt à débourser leur trop-plein d'argent pour entretenir une image positive d'eux-même. Les produits naturels, c'est lucratif, et les épiceries d'aliments naturels capitalistes s'efforcent donc d'être écologiques... mais seulement dans leur image de marque. Notre camarade Michael suggérait ceci : Citation: ''À savoir comment ils se comportent réellement, des questions de structure peuvent aider (qui dirige? est-ce hiérarchique? par démocratie? incluant: travailleur-euses, client-e-s, communauté,...?)'' Voilà la question ! Si nous voulons, par nos pratiques alimentaires, contribuer à véritablement "laisser aux générations futures un environnement sain", nous ne pouvons ignorer le comportement des capitalistes de l'alimentation naturelle. En effet, encourager ces capitalistes plutôt que des entrepreneurs sociaux qui essaient de percer dans ce marché, c'est laisser aux générations futures un environnement de travail malsain, c'est-à-dire : le mode de production capitaliste ! Ayant travaillé chez TAU, et ayant même organisé sa syndicalisation, je peux vous affirmer que TAU, du point de vue des conditions de travail, c'est le McDonald's des marchés d'aliments naturels ! Les aliments Merci, puisqu'on en parlait dans le message précédent, ne sont pas beaucoup mieux. Du moment que ça fonctionne selon le modèle capitaliste, l'écologisme et la volonté d'entretenir un environnement sain prennent le bord. Je crois donc que le seul énoncé de mission qui soit crédible, c'est la structure même de l'entreprise. L'égalité, la solidarité et l'engagement social n'existent que dans les entreprises coopératives. Si donc, pour une raison ou pour une autre, nous continuons de nous procurer nos aliments sains, locaux et abordables dans des épiceries, nous devrions, dans la mesure du possible et de ce qui est pratique pour nous, favoriser les entreprises qui APPLIQUENT leurs principes écologiques dans leur fonctionnement même. Malheureusement, il n'y a qu'un nom qui me viennent en tête lorsque j'essaie de penser à des marchés d'aliments naturels fonctionnant selon le modèle coopératif : '''Le Frigo Vert'''. Y en a-t-il d'autres ? Oscar ----- Si tu ne veux encourager rien de capitaliste dans toute la chaîne, de la production à la consommation, tu es aussi bien de te nourrir d'aliments sauvages à même les écosystèmes. C'est le seul moyen pour moi. Être moins exigeant, je te conseillerais les groupes d'achat. C'est la solution que je privilégie d'habitude. Mais même en limitant les intermédiaires (et ce faisant, les emballages) et en accroissant, au sein des marchés, le pouvoir de la demande sur l'orientation de l'offre (en encourageant le commerce des produits locaux, ou équitables et bio, ect...) ce n'est pas évident d'être certain que toute la chaîne est exempte de capitalisme. Que veux-tu on vit dans un système capitaliste... Même des "coop" comme la coopérative d'alentour à sherbrooke, sont de plus en plus mercantiles et ont l'air d'avoir de coopératif que le nom... Je crois qu'on peut se faire une sorte d'échelle des valeurs qu'on veut privilégier dans chaque achat... Pour moi, plus il existe d'alternatives et que celles-ci sont accessibles, plus il est important de les encourager. Les produits locaux, il y en a tellement en saison, qu'ils sont obligés d'en jeter. Ils sont acessibles si on se donne la peine. À l'inverse, puisque 98% des travailleurs au québec travaillent dans des entreprises capitalistes et s'en tirent plutôt bien (on ne peut pas dire que les conditions de vie et de travail au Québec font tellement pitié) et comme les alternatives au capitalisme, même dans les fermes dites familliales, sont rares en alimentation, ce critère de sélection passe en dernier. Travailler chez Tau, même si c'est plate, c'est quand même plus intéressant qu'un travail de shop, et si le salaire est moindre, en échange tu rammasses plein de bouffe bio. Bref, pour répondre à la question de départ, dans mon cas, et comme disait Michael, ma santé est holistique et concerne aussi bien la planète que le long terme. C'est pour cette raison que je répugne à participer au système de plastiquage des aliments (plastique = pétrole, ou carton = déforestation) et le produit le moins emballé a souvant mon premier choix (ou du moins le premier critère de sélection). Vive le vrac! Ensuite vient son transportage, vive le local! Ensuite, la méthode de production (vive le bio!). Et après viendront les considérations anti-capitalistes... Tant mieux si je trouve un fournisseur qui fait tout ça! Mais c'est pas évident, et en attendant... Arthur a écrit: ''Nous devons donc demander de l'information, généralement, à un intermédiaire, qui ne peut pas forcément nous aider à savoir. De plus, nous n'avons pas tous des connaissances pointues en agriculture alors il est devient difficile de savoir quelles questions posées et comment interpréter les réponses. C'est donc là où, à mon avis, la certification a un sens : permettre de savoir si un produit a été cultivé dans le respect de la nature.'' Faut faire attention. La certification peut être parfaitement bidon. J'ai entendu dire qu'en amérique, c'est au Québec que la certification est la plus fiable. Raison de plus pour acheter local. Un truc que je peux te dire, c'est de demander quel engrais il met dans sa terre. Si sa réponse est un code de chiffres et de lettres, c'est probablement des engrais synthétiques. S'il te dit que ses tomates sont hydroponiques, oublie-ça le bio, hydroponiques et bio, ça n'existe pas. En général les agriculteurs et agricultrices qui vendent dans les marchés savent c'est quoi le bio, et ils peuvent te renseigner. Ou te dire par exemple "il n'y a aucun engrais chimique, mais on a mis tel pesticide une fois au début de la saison pour éviter une épidémie, et très peu". Biensûr c'est pas toujours de la permaculture, mais il y a moyen de faire des choix élairés et de choisir, dison le moins pire... Souvenez-vous qu'on est en période de transition, et que nombre d'agriculteurs commencent à faire le choix du bio mais que les habitudes sont lentes à changer... jivre
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